Section bilingue Breton

Trois classes dans la filière bilingue Breton:
– Petite, Moyenne et Grande Section – PS-MS-GS-Bi
– Cours Préparatoire et Cours élémentaire 1 – CP-CE1-Bi
– Cours Elémentaire 2 et Cours Moyen – CE2-CM-Bi
 
Apprendre le breton, quels sont les avantages ?
Plus on est jeune, plus l’apprentissage des langues se fait rapidement et plus cela sera fécond pour l’apprentissage d’autres langues. En effet, le cerveau de l’enfant possède dès la naissance, la capacité de discriminer un grand nombre de sons. Or, si cette capacité n’est pas entretenue, cas du monolinguisme, celle-ci se réduit à la seule langue entendue et réduit les capacités d’apprentissage d’autres langues.
Le bilinguisme scolaire prépare l’enfant à la maîtrise de plusieurs langues et son adaptation à une Europe plurilingue. Il donne à l’enfant les racines et les repères nécessaires à son épanouissement. Le bilinguisme scolaire développe les compétences de communication, il agit sur les mécanismes du langage en général, sur les méthodes d’apprentissage et permet une plus grande ouverture culturelle.
Mais deux langues si jeune, n’est-ce pas trop pour mon enfant ?
Un des préjugés que l’on retrouve assez fréquemment consiste à dire que l’apprentissage précoce des langues surchargerait l’enfant au point qu’il finirait par mélanger ou qu’une langue empêcherait le bon apprentissage de l’autre.
Or, le bilinguisme scolaire est répandu dans de nombreuses régions ou pays (Pays de Galles, Pays Basque, Québec,…) et il est prouvé scientifiquement que l’apprentissage précoce d’une seconde langue consolide les acquisitions dans la première langue.
Aujourd’hui, plus encore, que ces expériences fructueuses, les progrès de la neurologie et de l’imagerie médicale démontrent que le bilinguisme précoce loin d’embrouiller les esprits favorise bien au contraire l’épanouissement et la construction personnelle.
Et pourquoi pas l’anglais plutôt que le breton ?
D’abord bien sûr parce que l’on est en Bretagne, que le breton est une langue à part entière, qui fait partie du patrimoine de l’humanité, et qu’il est de notre responsabilité d’agir pour qu’elle puisse continuer à s’épanouir en étant transmise aux générations futures. Mais aussi parce que les linguistes ont démontré que le bilinguisme ne peut fonctionner que s’il s’enracine dans le vécu des enfants. Il faut partir des langues proches du cœur. Une fois acquis les réflexes de passage naturel d’une langue à l’autre, l’enfant pourra beaucoup plus facilement apprendre d’autres langues car plus on connaît de langues, plus il est possible d’en apprendre de nouvelles. Par exemple le système phonologique du breton comporte des sons différents du français. Les enfants pourront donc apprendre à prononcer en breton des sons qui n’existent pas en français et qu’ils vont retrouver dans d’autres langues comme l’allemand, l’anglais ou l’espagnol.
Enfin, le “tout anglais” ne va pas dans le sens du multilinguisme qui est une richesse en Europe et tout particulièrement en France.
Faut-il parler le breton pour inscrire son enfant en filière bilingue ?
En réalité, aujourd’hui la très grande majorité des parents dont les enfants fréquentent les filières bilingues ne parlent pas breton. Les enfants deviennent facilement bilingues même si à la maison on ne parle qu’une langue.
Comment vais-je faire pour suivre son travail à la maison ?
Il est surtout important que vous lui fassiez confiance et que vous lui apportiez votre soutien. Il développera une autonomie dans son travail personnel. Vous pourrez aussi reprendre les cours avec lui, lui demander de raconter ce qu’il a compris, utiliser aussi des supports présents à la maison (livres, internet,…). S’intéresser à ce qu’il fait et à la singularité de parler une langue différente valorise l’enfant.